APPELS À PROJETS ANR FLASH

PROJET COPiLOtE
Certification des centres de données et de services du Pôle de données ODATIS

Le projet COPiLOtE est coordonné par Gilbert Maudire (IFREMER) au sein de l’Ecole et Observatoire des Sciences de la Terre (Université de Strasbourg et CNRS). Il regroupe 4 partenaires : l’Ifremer, CNRS, IR Data Terra (UMS), et est financé pour une durée de 24 mois.

Les principes de la science ouverte constituent un réel enjeu pour les données de recherche en océanographie. L’océan est un domaine partagé à l’échelle mondiale dont l’observation reste difficile et nécessite des moyens variés : satellites, navires, submersibles, observatoires autonomes, analyse au laboratoire des échantillons recueillis. Obtenir une couverture de données suffisante et de qualité nécessite une coopération à diverses échelles, le développement des échanges et de l’interopérabilité. C’est aussi un milieu évolutif dans un contexte de changement global, chaque observation est précieuse parce qu’elle n’est pas reproductible. Elle témoigne d’un état à un instant précis, ce qui  permet la constitution de séries temporelles caractérisant les tendances et permettant de comprendre sa trajectoire.

PERSPECTIVES

Le Pôle de Données ODATIS composante marine de l’Infrastructure de Recherche DataTerra, constitue un réseau de centres de données et services (CDS) opérés par six organismes de recherche et la fédération des Universités Marines. Ce réseau vise à pérenniser et rendre accessible l’ensemble des observations marines françaises.

Afin d’améliorer les services proposés et d’être garant de leur qualité, l’ambition est que chaque centre de données vise la certification «Core Trust Seal». Le projet Copilote fournit un support pour répondre aux exigences organisationnelles, méthodologiques et techniques de cette certification en impliquant toutes les parties prenantes : organismes, producteurs, gestionnaires et utilisateurs des données. 

L’objectif final pour les CDS d’ODATIS, est d’atteindre au moins le niveau 3 «Phase d’implémentation» selon les critères exigés.

Harmoniser les procédures de gestion de données en application des principes « FAIR », est un objectif partagé par l’ensemble des pôles de données d’observation de la Terre, afin d’accéder de manière transparente aux données transverses.

L’ambition finale est de faciliter les études croisées géosphère/biosphère et leur modélisation intégrée qui portent des enjeux sociétaux importants (changement climatique, réduction de la biodiversité, prévention des risques, évaluation de l’impact des activités humaines).

Les avancées méthodologiques sont partagées avec d’autres communautés (sciences sociales par exemple) notamment au sein des groupes de travail de la Research Data Alliance.

PROJET FairTOIS
Implémenter les principes FAIR dans le système d’information Theia/OZCAR

e projet FairTOIS est coordonné par Sylvie Galle (IRD). Il regroupe 3 partenaires : l’IGE, l’OSUG, et l’INRAE (RiverLy), et est financé pour une durée de 24 mois.

Répondre aux enjeux posés par les changements environnementaux nécessite des approches pluridisciplinaires permettant de croiser les connaissances pour mieux décrire, comprendre et prédire les processus en jeu et leur évolution. Ces recherches s’appuient fortement sur des observatoires de long terme de la Zone Critique qui documentent la fine couche à la surface de la Terre allant des roches non altérées au sommet de la canopée. Les stratégies de partage de données mises en place par les observatoires sont hétérogènes et rendent difficile une requête multidisciplinaire ou multi-sites. Il y a donc un enjeu fort à rendre ces données FAIR et accessibles à tous via un portail unique.

L’objectif du système d’Information Theia/OZCAR est de rendre visible l’ensemble des données in-situ d’observation des surfaces continentales et d’en faciliter la découverte et l’accès via un portail unique géré par le pôle de données ThEIA et l’IR OZCAR (Observatoires de la Zone Critique : Observation et Recherche). L

Le projet FairTOIS vise: 

  • la découverte des données à travers des noms de variables et objets d’intérêt standardisés ainsi que l’accès aux diverses données (séries temporelles ponctuelles, données grillées, vecteur ou profils 2D)
  • le développement de l’interopérabilité des données via l’implémentation de services web
  • la dissémination des principes FAIR data dans la communauté des surfaces continentales via les membres de l’IR OZCAR

PERSPECTIVES

Le travail et les approches développées dans ce projet contribuent aux réflexions engagées de manière plus large au sein l’Infrastructure de Recherche Data Terra. Elle fournira aux scientifiques de la zone critique les outils et formations nécessaires pour mettre en pratique l’attribution de DOIs richement documentés et la publication de data papers. Le projet contribuera aussi à renforcer la position de la communauté française dans l’Infrastructure de Recherche Européenne eLTER-RI sur les écosystèmes et la zone critique. Grâce à son approche générique et FAIR, le projet permettra d’être force de proposition pour la construction du système d’information d’eLTER-RI, constitué d’un panel de données beaucoup plus large que celui actuellement traité dans eLTER.

PROJET CEDRE
Vers la certification des répertoires français de données en Terre Solide

Le projet CEDRE est coordonné par Aude Chambodut (CNRS) au sein de l’Ecole et Observatoire des Sciences de la Terre (Université de Strasbourg et CNRS). Il regroupe 10 partenaires : EOST, ISTERRE, IPGP, OPGC, GEOAZUR, BRGM, LIENSs, LEGOS, IGN-ENSG, CEREGE, et est financé pour une durée de 24 mois.

Les sciences de la Terre ont une longue histoire de mise à disposition et d’accessibilité aux données, en particulier, mais pas uniquement, en géophysique. En effet, l’observation de notre planète à l’échelle globale conduit naturellement les scientifiques à échanger des données au niveau international. En France, un certain nombre de centres de données et de services des domaines de la Terre Solide existent. Gérés par des organisations simples ou pluristructurelles, ces centres de données mettent à disposition des mesures directes des paramètres physiques de notre planète et/ou des produits de données résultant de traitements et calculs conséquents impliquant des approches scientifiques. Les principes de la science ouverte sont donc un réel enjeu pour les données de recherche dans ce domaine.

Le projet CEDRE a pour objectif de renforcer la coopération technique entre 13 centres de données français en Terre Solide. Même si leurs niveaux de maturité restent hétérogènes face à la science ouverte, ils suivent déjà ses préceptes. Jusqu’à présent, la certification des bonnes pratiques n’a pas été une priorité face aux tâches opérationnelles. Ce projet vise à surmonter cet obstacle, par une transformation du processus individuel de préparation à la certification, en un effort collectif. Le projet est une opération conjointe d’EPOS-France et du pôle de données  ForM@Ter. 

Deux objectifs : que les 2/3 des répertoires de données impliqués finalisent leur demande de certification CoreTrustSeal et qu’ils  améliorent tous leurs pratiques en gestion de données.

PERSPECTIVES

La durabilité des dépôts de données demeure un challenge face aux réalités pragmatiques organisationnelles, techniques, financières et/ou juridiques. La certification est un outil important pour assurer la longévité des répertoires de données. La première perspective du projet CEDRE, axé sur le processus de certification, est d’améliorer les pratiques, à tous les niveaux et dans toutes les activités, des centres de données/répertoires de données concernés, pour un bénéfice optimal vers l’utilisateur. 

Les perspectives secondaires sont : l’amélioration de l’image de chaque répertoire de données par sa preuve d’engagement envers la science ouverte et les bonnes pratiques de gestion des données, l’accroissement de la coopération scientifique et technique interdisciplinaire, l’extension de l’approche collective aux autres communautés scientifiques au travers de EPOS-France et du pôle ForM@Ter.

➡️  Retrouvez tous les projets lauréats de l’appel Flash science ouverte sur la page dédiée