Feux de forêts dans le monde : comment les observer et mesurer leur impact dans l’atmosphère ?

Depuis le début de l’été, environ 150 000 feux sont en cours partout dans le monde, souvent portés par des vagues de chaleur inédites. D’après les chercheurs du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la planète va subir une augmentation « sans précédent » des événements météorologiques extrêmes. Or, alors que la planète a gagné pour l’instant environ 1°C au-dessus du niveau préindustriel (avec une fourchette probante allant de 0,8 à 1,2 °C) , on peut mesurer déjà les premières conséquences de ce réchauffement.

Ainsi, l’été 2021 semble en être l’une des terribles illustrations. Depuis plusieurs semaines, les sombres records se succèdent. Aux États-Unis, la Californie fait face au deuxième plus grand feu de son histoire. La Sibérie fait face à des incendies d’une intensité rarement égalée, quelques 8,7 millions d’hectares sont déjà partis en fumée et les panaches de fumée atteignent désormais le Pôle Nord. Dans le sud de l’Europe, la Turquie et la Grèce ont aussi affronté des incendies d’une ampleur inédite, facilités par une canicule sans précédent. Même constat dans le sud de Italie et désormais en Algérie, en Tunisie…

Des données satellites pour observer et analyser ce phénomène

Le pôle de données AERIS propose l’accès à de nombreuses données satellites permettant d’observer et de mesurer l’impact des incendies sur l’atmosphère.

A l’instar de IASI (Interféromètre Atmosphérique de Sondage Infrarouge)  : cet instrument développé par le CNES en coopération avec EUMETSAT équipe les satellites météorologiques européens Metop. Sa force : IASI mesure plus de 25 composants atmosphériques avec une grande précision et participe à la surveillance du climat. Ainsi grâce à IASI, les scientifiques parviennent en particulier à détecter le monoxyde de carbone et suivre les panaches de fumées provoqués par les incendies comme dans l’animation ci-dessous montrant les panaches de fumée aux Etats-Unis et en Sibérie.

Outre la détection et la surveillance des gaz atmosphériques comme le  monoxyde de carbone ou le méthane présents dans les panaches de fumées, l’instrument IASI permet également de mesurer la température et l’humidité atmosphérique et ainsi de détecter des anomalies climatiques : les records de chaleurs au Canada ont de la même manière pu être détectés par l’instrument IASI.

Les données satellites IASI de niveau 2 sont disponibles sur le portail IASI géré et hébergé par AERIS.

D’autres données satellites permettent d’observer les incendies comme par exemple les satellites géostationnaires : grâce à une animation combinant les images de plusieurs satellites géostationnaires, le site The Wall permet de constater l’ampleur des incendies à différents endroits de la planète comme par exemple dans cette animation montrant les incendies Dixie en Californie et en Sibérie.

➡️ Plus d’informations sur le site web du pôle AERIS

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